mardi 18 octobre 2016
jeudi 22 septembre 2016
lundi 19 septembre 2016
Balade musicale...
Le climat n'était pas des plus favorables, pourtant nous l'avons fait !
Une balade musicale dans les sentiers de Mazéville (54), avec "Monsieur Bernard", une nouvelle de Claire Wolniewicz (in "Sainte Rita", recueil publié aux éditions Finitude), lue par Benoit Fourchard, et mise en musique par Santiago Moreno...
Une balade musicale dans les sentiers de Mazéville (54), avec "Monsieur Bernard", une nouvelle de Claire Wolniewicz (in "Sainte Rita", recueil publié aux éditions Finitude), lue par Benoit Fourchard, et mise en musique par Santiago Moreno...
mardi 13 septembre 2016
Rentrée musicale...
Petite balade musicale de rentrée, le dimanche 18 septembre à 14 heures, pour un dernier souffle estival...
Avec Santiago Moreno et Benoît Fourchard.
Avec Santiago Moreno et Benoît Fourchard.
mercredi 25 mai 2016
Vanité & Humeurs au LEM !
Probablement l'une des dernières occasions de voir ou revoir Vanité et Humeurs, deux formes courtes et complémentaires, créées en 2004 et 2006, avec la compagnie La SOUPE, et montrées près de deux cents fois, un peu partout en France et en Europe.
Avec Delphine Bardot et Benoît Fourchard
Les 27 et 28 mai, au LEM, à Nancy.
Avec Delphine Bardot et Benoît Fourchard
Les 27 et 28 mai, au LEM, à Nancy.
vendredi 25 mars 2016
Noirceurs, suite ce soir...
Première de Noirceurs, hier soir, à Jarny donc, au théâtre Maison d'Elsa...
Suite ce soir !
Et, petite précision pour le lien à propos du reportage de Mirabelle TV, c'est plutôt là, toujours à 10 minutes 20 :
http://www.mirabelle.tv/emission29-juste-avant-de-zapper-video1811-juste-avant-de-zapper-22-03-16.html
Suite ce soir !
Et, petite précision pour le lien à propos du reportage de Mirabelle TV, c'est plutôt là, toujours à 10 minutes 20 :
http://www.mirabelle.tv/emission29-juste-avant-de-zapper-video1811-juste-avant-de-zapper-22-03-16.html
jeudi 24 mars 2016
Noirceurs, ce soir...
Noirceurs va enfin voir le jour, ce soir à Jarny, au théâtre La Maison d'Elsa, dans le cadre de la programmation du Théâtre Ici-et-Là de Mancieulles. La route a été longue et pleine d'embûches. Créer un spectacle, aujourd'hui, pour une compagnie indépendante et non conventionnée, relève quasiment de la gageure !
Mais, bon, il est là...
Et pour en savoir plus, quelques images de Mirabelle TV :
Mais, bon, il est là...
Et pour en savoir plus, quelques images de Mirabelle TV :
À 10 minutes 20
On vous attend ce soir !
mardi 22 mars 2016
Noirceurs, rappel...
Jeudi 24 et vendredi 25 mars à 20 h 30
au théâtre La Maison d'Elsa à Jarny
Réservations : 03 82 21 38 19
(dans le cadre de la programmation du Théâtre Ici Et Là/Mancieulles )
jeudi 10 mars 2016
mercredi 2 mars 2016
Noirceurs
Envers et contre tout, Noirceurs poursuit sa route vers la première.
Ce sera les 24 et 25 mars, au Théâtre Maison d'Elsa à Jarny, avec le Théâtre Ici et Là de Mancieulles.
Noirceurs,
diptyque musical.
Noirceurs est une exploration des tréfonds les plus sombres de l’être humain.
Cette
Chère Simone, retrace avec distance, objets manipulés, musique et humour (noir)
le parcours de Simone Weber, la diabolique de Nancy.
Dans 48
fois, on est dans la tête d’un assassin. Voix et musique se mêlent
alors en une même pulsion.
Les deux actes se répondent, s’éclairent et se
font écho. Événements bien identifiés, faits divers et réalité crue sont les
supports de chacune de ces histoires.
Cette Chère Simone
Écriture et mise en
scène : Benoît Fourchard
Regard sur l’objet :
Delphine Bardot
Jeu : Laurent Gix
Musique en live :
Gabriel Fabing (électroacoustique et violoncelle)
Costume : Daniel
Trento
48 fois
Mise en
scène : Virginie Marouzé
Écriture et jeu :
Benoît Fourchard
Musique en live :
Gabriel Fabing (guitares) et Michel Deltruc (percussions)
Technique : Phil
Colin
Production Les Fruits du Hasard
Co-production : Théâtre Ici et Là – Mancieulles, 54 /
CCAM – Scène Nationale de Vandoeuvre, 54
Subventions : Région Lorraine / Ville de Nancy
Résidences : Site Alsthom Nancy / CCAM / ACA Sélestat /
Le LEM Nancy / Théâtre Ici et Là Mancieulles / Maison d’Elsa Jarny
Répétitions 48 fois au LEM à Nancy :
samedi 9 janvier 2016
Cette Chère Simone...
Cette Chère Simone vous souhaite une bonne année 2016...
Répétitions à l'Agence Culturelle d'Alsace, à Sélestat.
Avec Gabriel fabing (musique) et Laurent Gix (jeu).
Regard sur la manipulation d'objets Delphine Bardot.
Costume Daniel Trento
Ecriture et mise en scène Benoît Fourchard
Noirceurs, diptyque (Cette Chère Simone + 48 fois)
Création les 24 et 25 mars 16, au T.I.L à Mancieulles (54).
Répétitions à l'Agence Culturelle d'Alsace, à Sélestat.
Avec Gabriel fabing (musique) et Laurent Gix (jeu).
Regard sur la manipulation d'objets Delphine Bardot.
Costume Daniel Trento
Ecriture et mise en scène Benoît Fourchard
Noirceurs, diptyque (Cette Chère Simone + 48 fois)
Création les 24 et 25 mars 16, au T.I.L à Mancieulles (54).
lundi 21 décembre 2015
RCN-Radio...
Une heure d'interview sur RCN radio...
http://www.rcn-radio.org/wp-content/uploads/wp-BD-jplayer/2015_12_04_pepiniere_de_talents.mp3
http://www.rcn-radio.org/wp-content/uploads/wp-BD-jplayer/2015_12_04_pepiniere_de_talents.mp3
mercredi 28 octobre 2015
mardi 13 octobre 2015
Noirceurs !
Au CCAM, Scène nationale de Vandoeuvre, répétitions de 48 fois, 2ème partie du diptyque Noirceurs, avec Gabriel Fabing à la guitare, Michel Deltruc à la batterie, Benoît Fourchard à la voix et au texte, et Nini Marouzé, à la mise en scène et en voix.
Création mars 2016 au Théâtre Ici et Là de Mancieulles (54)
jeudi 10 septembre 2015
Excursus...
Excursus, recueil de nouvelles paru aux éditions La Dragonne en octobre 2014, sera au Livre sur la Place, à Nancy, les 11, 12, 13 septembre.
Sur le stand de La Dragonne bien sûr !
Au plaisir de vous y croiser.
Benoît Fourchard
Sur le stand de La Dragonne bien sûr !
Au plaisir de vous y croiser.
Benoît Fourchard
jeudi 3 septembre 2015
Cette chère Simone
Cette Chère Simone / Les Noirceurs, en répétition à la
Fabrique à Nancy.
Création mars 16 au Théâtre Ici-et-Là, à Mancieulles (54).
Texte et mise en scène Benoît Fourchard
Regard sur la marionnette Delphine Bardot
Costumes Daniel Trento
Avec Laurent Gix (jeu) et Gabriel
Fabing (musique).
vendredi 21 août 2015
samedi 11 juillet 2015
mercredi 8 juillet 2015
Vendredi 10 les Closeries au LEM
Les Closeries, un duo Antoine Arlot / Benoît Fourchard, saxophone électro-acoustique voix, pour des lectures musicales de nouvelles de Buzzati, Egloff, Moravia…
Et c'est au LEM (ex Petit Théâtre dans la Ville, 11 grand Rue, à Nancy) le vendredi 10 juillet à 19 h
http://www.lepetittheatredanslaville.fr
http://www.lepetittheatredanslaville.fr
Au plaisir de vous y retrouver !
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mercredi 24 juin 2015
Résidence Albert Camus...
... clap de fin (provisoire)
Lundi 22, a eu lieu au collège Albert Camus, à Jarville, les deux dernières représentations de nos monstres.
À suivre, dès novembre prochain...
Et tout est là :
http://ecoleetmonstres.blogspot.fr
Lundi 22, a eu lieu au collège Albert Camus, à Jarville, les deux dernières représentations de nos monstres.
À suivre, dès novembre prochain...
Et tout est là :
http://ecoleetmonstres.blogspot.fr
Et dans l'Est Républicain du 14 juin :
lundi 22 juin 2015
Joseph Merrick, L'Homme éléphant, création...
"L'Homme Éléphant" - joyeux foutoir et belle histoire (vraie) au beau milieu des endroits tous retournés. Quand trois olibrius débarquent là où l'on ne les attends pas...
Et l'improvisation ! Et l'improvisation !
Et l'improvisation ! Et l'improvisation !
Un spectacle d'intervention, qui se joue directos dans les classes de collège, dès la 6ème, théâtre, récit musique, une création Coco Bernardis, Gabriel Fabing et Antoine Arlot, sur un texte de Benoît Fourchard
Osez le bazar ! Osez le remue-ménage !
Création 2015 de Coco Bernardis texte de Benoit Fourchard avec Gabriel Fabing et Antoine Arlot Compagnie Les Fruits du Hasard
YOUTUBE.COM
mercredi 10 juin 2015
Les Monstres au CCAM
C'était ce mercredi, 10 juin, au CCAM-Scène nationale de Vandoeuvre, après 8 mois d'ateliers, écriture, théâtre, musique, les 36 élèves de 6 ème du collège Albert Camus de Jarville ont joué leur spectacle, Monstres au Collège...
Photos Hortense Perreaut
Tous les détails ici :
lundi 8 juin 2015
Douëra et Musée de Gravelotte
Le 5 juin, à la Douëra (Malzeville), avec 3 Patttes à un canard, littérature et gastronomie, avec Jean-Phy et Benoît Fourchard :
Et le 7 juin, au Musée de la la guerre de Gravelotte (57), performance musicale à propos du siège de Metz de 1870, avecAntoine Arlot et Benoît Fourchard.
Et le 7 juin, au Musée de la la guerre de Gravelotte (57), performance musicale à propos du siège de Metz de 1870, avecAntoine Arlot et Benoît Fourchard.
lundi 1 juin 2015
Cette Chère Simone...
... semaine dernière, premiers jours de répétitions de Cette Chère Simone (texte et mise en scène de Benoît Fourchard), avec Laurent Gix, qui en sera l'interprète, en duo avec Gabriel Fabing à la musique (photo). Avec aussi Delphine Bardot, qui aura l'oeil sur les objets, et Daniel Trento sur le costume.
Et premiers spectateurs, des élèves de 3ème du collège Albert Camus de Jarville
( http://ecoleetmonstres.blogspot.fr), dans le cadre de la résidence de la compagnie.
Leurs retours nous donnent bien envie de ne pas la laisser tomber, cette Chère Simone !
(heu, juste un petit rappel : Cette Chère Simone n'est autre que... Simone Weber, bien sûr)
(et, autre rappel, Cette Chère Simone, est la première partie du diptyque Noirceurs, création printemps 16. À suivre !)
Et premiers spectateurs, des élèves de 3ème du collège Albert Camus de Jarville
( http://ecoleetmonstres.blogspot.fr), dans le cadre de la résidence de la compagnie.
Leurs retours nous donnent bien envie de ne pas la laisser tomber, cette Chère Simone !
(heu, juste un petit rappel : Cette Chère Simone n'est autre que... Simone Weber, bien sûr)
(et, autre rappel, Cette Chère Simone, est la première partie du diptyque Noirceurs, création printemps 16. À suivre !)
Chers
vous,
Je trouve
enfin deux secondes (enfin, un peu plus !) pour revenir sur la répétition de Cette
chère Simone vue vendredi avec mes 3èmes.
Merci de
leur part tout d'abord, et de la mienne aussi. Nous avons échangé pendant un
petit temps en classe (on travaille l'argumentation orale...).
Et :
- ils ont
apprécié les explications données, le fait qu'on s'adresse à eux comme à des
adultes, qu'on leur donne la parole ("il était gentil en plus le
monsieur"...Benoît, c'est toi !)
- Ils ont
ri et eu des frissons en même temps : l'acteur est génial, "il a la
tête" du rôle ; les effets de lampes accentuent sa folie ; les bruits
amplifiés, la musique plongent tout de suite dans l'ambiance ; la nomination
d'un M. et d'une Mme Hanriot aide aussi à la captation du public. Et puis
l'ombre de l'acteur projetée sur le mur renforce sa présence inquiétante et
étrange.
A
refaire. Ils veulent voir la pièce !!
Mille
mercis encore, mérités (c'est pas si souvent qu'on entre dans l'antre des
créateurs en train de créer). Bises. A vite !
Karine et
sa troupe de monstrueux 3èmes 3
samedi 30 mai 2015
vendredi 20 mars 2015
La Méthode Maxwell, au Petit Théâtre dans la Ville...
... à Nancy, c'est jusqu'à dimanche !
Vendredi et samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h
Ce matin l'éclipse, ce soir, La Méthode Maxwell, voyage sensoriel...
Le Petit Théâtre dans la Ville
11 Grand Rue à Nancy
Réservations : 03 83 35 35 14
Vendredi et samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h
Ce matin l'éclipse, ce soir, La Méthode Maxwell, voyage sensoriel...
Le Petit Théâtre dans la Ville
11 Grand Rue à Nancy
Réservations : 03 83 35 35 14
jeudi 12 mars 2015
La Méthode Maxwell, semaine prochaine...
La Méthode Maxwell, une histoire à deux voix.
Mots et sons, voix et sax, qui se partagent équitablement le plateau, se renvoient l'histoire et en renversent le sens.
La Méthode Maxwell, un plaisir que nous sommes très heureux de partager avec vous, la semaine prochaine, au Petit Théâtre Dans la Ville à Nancy, du mercredi 18 au dimanche 22 mars.
Le Petit Théâtre Dans la Ville, lieu convivial de la vieille ville de Nancy, repris depuis peu par la Compagnie Envers et contre tout, avec laquelle nous sommes très heureux de faire ce petit bout de chemin...
La Méthode Maxwell, c'est 40 places sur transat, et donc on réserve impérativement !
Au 03 83 35 35 14, ou bien
contact@lepetittheatredanslaville.fr
À la semaine prochaine !
Coco, Benoît & Antoine
Mots et sons, voix et sax, qui se partagent équitablement le plateau, se renvoient l'histoire et en renversent le sens.
La Méthode Maxwell, un plaisir que nous sommes très heureux de partager avec vous, la semaine prochaine, au Petit Théâtre Dans la Ville à Nancy, du mercredi 18 au dimanche 22 mars.
Le Petit Théâtre Dans la Ville, lieu convivial de la vieille ville de Nancy, repris depuis peu par la Compagnie Envers et contre tout, avec laquelle nous sommes très heureux de faire ce petit bout de chemin...
La Méthode Maxwell, c'est 40 places sur transat, et donc on réserve impérativement !
Au 03 83 35 35 14, ou bien
contact@lepetittheatredanslaville.fr
À la semaine prochaine !
Coco, Benoît & Antoine
mercredi 25 février 2015
mardi 3 février 2015
mardi 20 janvier 2015
vendredi 5 décembre 2014
Rewind/retours...
Quand des lycéens du lycée Chopin de Nancy viennent voir Rewind, provisoirement, et en font une analyse très fine.
Un grand merci à leur enseignante, Anne Torloting...
Florilège:
"Le son , la musiqueest le miroir des émotions. " "Il donne à voir les dates, à l'envers".
"La vie ne comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant." (Kierkegaard)
"Pendant la confidence d'un des 3 enfants à leur mère, les 2 autres allaient en arrière-scène et jouaient avec les ampoules suspendues. Ou encore, ils déambulaient entre les gobelets qui devaient symboliser les couloirs de l'hôpital, voir les allées du cimetière qu'ils arpentraient bientôt."
"Rien n'est plus vivant qu'un souvenir" (F. G. Lorca)
Et puis encore :
FRANCFORT Agnès
601
Rewind, provisoirement Benoit Fourchard
Rewind, provisoirement est une spectacle de Benoit Fourchard. Théâtre et musique se mêlent dans cette œuvre à la temporalité originale qui raconte les dernières semaines d’une mère. Fanny, Fleur et Armand, ses enfants, dans d’ultimes entretiens osent enfin lui confesser différents éléments de leur enfance. C’est à travers ce jeu de dévoilement que nous découvrons les trois frères et sœurs (et la relation qui les unit) ainsi que d’autres membres de cette famille à un moment tout à fait particulier de son histoire. Le public est également invité à découvrir les discussions, parfois drôles, parfois graves, parfois émouvantes d’Armand, Fleur et Fanny dans l’univers particulier de l’hôpital. Un des intérêts de cette pièce est que, tout en étant centrée sur un décès elle évite le registre pathétique.
Rewind, provisoirementracontela mort d’une mère. Ses enfants sont réunis à l’hôpital pour l’accompagner durant ses derniers jours. Mais la chronologie est inversée puisque la mère meurt au début, et peut-être même un peu avant la pièce. Cette chronologie complexe et originale permet de structurer le spectacle et d’intéresserle spectateur. On assiste donc à un retour en arrière qui ne sera que éphémère (d’où le titre Rewind, provisoirement) puisque les mots de la fin sont les mêmes que ceux du début : des phrases adressées à une mourante (« On est là. Tous là. ») La musique, les lumières, la mise en scène permettent de montrer ce retour en arrière. Le texte oscille donc entre discussions entre les deux sœurs et le frère dans la salle d’attente de l’hôpital et derniers mots adressés à la mère. Il s’agit donc de dévoilements personnels grâce auxquels le public découvre la famille et l’enfance de Fanny, Fleur et Armand : mère alcoolique (est-ce la cause de sa mort ?), père presque violent, relation « incestuelle » des deux sœurs, préférences parentales, frayeur d’enfants, moments de complicité et repas de famille, où l’odieux Polpote se moque de façon très malsaine de la petite Fleur.
L’un des intérêts du texte se trouve dans la répartition de la parole : la mise en scène nous fait découvrir trois comédiens qui jouent les trois frères et sœurs mais qui interprètent également des rôles qu’on pourrait appeler « annexes » : médecin de l’hôpital, membre de la famille dont ils reprennent les attitudes quand ils décrivent les repas de leur enfance… Cette multiplication des rôles interprétés par un seul comédien rappelle Les jeunes. Mais contrairement à la pièce de David Lescot, les changements de personnages ne se voient pas par des modifications de costumes mais par la transformation de la voix (grave, rocailleuse, agressive pour Polpote par exemple) et l’utilisation de gestes caractéristiques : doigts croisés du médecin… Ajoutons que, lors des confessions d’un des enfants, les deux autres se placent de dos en fond de scène cour.
Ils sont donc censés être absents ce que la mise en scène représente par un simple demi-tour. Nous voyons ainsi alors la mise en place d’un phénomène de distanciation. La distanciation est un effet théâtral dont Bertolt Brecht est l’inventeur et qui consiste à créer une distance entre le personnage et le comédien (en évitant de mettre à place l’illusion de la réalité) et entre le personnage et le spectateur (en empêchant l’identification). On voit cette distanciation par exemple par l’absence de rideaux rouges : les comédiens arrivent à la vue du spectateur et se distingue donc d’une façon évidente de leur personnage. La chronologie permet également ce phénomène. Par ailleurs, le metteur en scène, par des éléments proleptiques (le baiser des deux sœurs qui laisse présager leur relation incestueuse) pousse le lecteur à s’interroger sur les personnages plutôt qu’à s’identifier à eux.
Remarquons que Rewind, provisoirement instaure un rapport salle-scène assez particulier parce que le spectateur, ne peut s’identifier à un des personnages puisqu’ils sont en perpétuelles mutations. Cependant la mise en scène permet au public de se familiariser peu à peu avec les personnalités présentes (les frères et sœurs) ou non (les parents) et de se sentir concerné par la pièce en mettant le spectateur à la place de la mère : quand un des enfants se dévoile à cette dernière, c’est vers le public qu’il se tourne, c’est à lui qu’il parle, c’est à lui qu’il révèle ses secrets.. Le spectateur se trouve ainsi sans cesse interpellé, les confessions des personnages ne se faisant donc pas vraiment à une mère mais, de façon plutôt paradoxale à trois-cent-cinquante inconnus. Ajoutons qu’un autre de principaux éléments relatifs, ici, à la distanciation ; l’absence de rideaux rouges, met public et comédiens à égalité. Enfin, le texte et la mise en scène, tout en parlant de la mort d’un proche évite le registre pathétique. On sourit, parfois on rit, on s’interroge, on est subtilement touchés mais on n’est pas amenés à pleurer face à un tel spectacle ce qui entraîne un rapport salle-scène tout à fait particulier.
Par ailleurs, les costumes de Rewind, provisoirement sont plutôt banals : vêtements du quotidien, jean, T-shirt, vestes… Les maquillages eux aussi reflètent la vie habituelle. Ces deux éléments permettent de montrer que les personnages sont frappés par le décès de leur proche en pleine routine mais c’est aussi un moyen de désacraliser la mort et de l’ancrer de le quotidien, ce qui va complètement dans le sens d’une des directives principales de la mise en scène : éviter leregistre pathétique. Ajoutons que le frère se distingue par un tenue, plus sombre et moins colorée, peut-être représentative des vêtements masculins communs mais peut-être aussi pour marquer un contraste avec ses deux sœurs. Notons enfin que Fanny, la sœur aînée porte les cheveux courts et foncés ce qui ce qui peut lui donner un air plus mûr par rapport à sa sœur qui porte de longs cheveux plus clairs. Il s’agit éventuellement du symbole du sentiment protecteur qu’éprouve Fleur face à cette sœur plus sage, sentiment qui a engendré, durant leur enfance une relation incestuelle.
Tout comme les costumes, la scénographie est sobre. Les deux musiciens sont placés à cour. On remarquent des fils électrique qui tombent du plafond, au bout desquels se trouvent des ampoules. Ils sont plus présents à cour et permettent, tout en les laissant globalement visible, de dissimuler quelque peu deux des comédiens quand le troisième interprète la confession d’un des frères et sœurs à la mère. Dévoilant ou non l’action, ces fils peuvent remplacés les fameux rideaux rouges, absent ici. Mettant néanmoins un bémol quant à l’utilisation des ampoules qui y sont accrochées : leur multitude aurait pu créer des ambiances très différentes mais, dans la pièce elles sont le plus souvent toutes allumées en même temps ou toutes éteintes en même temps. A l’avant-scène centre, nous observons des sièges typiques d’hôpitaux, une table basse et une machine à café, représentation réaliste d’une salle d’attente des urgences à un détail près : les gobelets en plastiques. Au début de la pièce, des dizaines de gobelets sont entassés : sur la machine à café, par terre, sur les sièges… Au fur et à mesure de l’intrigue, à chaque changement temporel (retour en arrière pour arriver aux jours précédents lamort ou même retour en enfance à travers les confessions), les personnages, dans un mouvement rythmé et automatique ordonnent ces gobelets jusqu’à créer un quadrillage sur le sol. Il s’agit peut-être de représenter le nombre de cafés avalés depuis que Fanny, Fleur et Armand se sont retrouvés dans cet hôpital à attendre, ou alors de créer des sortes d’allées, de couloirs typiques des cliniquespuisque la présence des verres oblige les comédiens à adopter des déplacements rectilignes. De plus, l’ordre misdans ces objets est peut-être également significatif de l’ordre mis dans les idées des trois frères et sœurs qui se débarrassent, en se confiant enfin à leur mère, de tout ce qui pourrait obséder ou décontenancer leur esprit. Enfin notons que Fanny, au début de la pièce, place un des sièges en avant-scène jardin, vers le public. Cet élément scénographique permet d’assimiler le public à la mère car, comme nous l’avons dit plus haut, c’est à lui que les personnages font leurs confidences.
Si la scénographie est simple, c’est sans doute car l’éclairage permet la création de plusieurs espaces différents : les ampoules tombant des fils créent une ambiance chaleureuse propice aux confidences tandis que l’utilisation du projecteur en douche d’une couleur froide rappelle les néons caractéristiques de l’impersonnalité presque glaciale des hôpitaux. Le contre-jour est également utilisé, et les ombres des fils électriques, projetés sur les comédiens rappellent alors des barreaux, comme si les personnages étaient claustrés dans cet hôpital, comme s’ils étaient enfermés face à leurs obligations et comme si la parole,l’aveu était le seul moyen de libération. Remarquons aussi que la lumière diminue au fur et à mesure des confidences ce qui peut symboliser le déclin progressif de la santé maternelle. La lumière est également et surtout utilisée pour représenter les retours en arrière qui amène l’action aux jours précédents la mort : clignotements, lumière forte, intense , très artificielle qui rappelle presque l’ambiance crée dans les films de science-fiction
De plus, ces flash-back sont symbolisés par le son. On entend alors une musique plutôt disharmonieuse et un grésillement continu et strident comme si on passait un enregistrement (banalement cassette, DVD ou CD) à l’envers. Si ce système a le mérite d’être clair et de permettre au spectateur de comprendre dans quel cadre temporel se déroule l’action, en revanche, il peut sembler trop évident, trop grossier, trop banal, le public pourrait espérer un changement plus subtil. Ce n’est pas vraiment une musique mélodique qui est mise en place dans Rewind, provisoirement mais plutôt un ensemble complexe de sons qui n’est pas sans rappeler Body Building de EricDomenicone (Delphine Bardot a d’ailleurs joué dans les deux pièces, ici, elle avait le rôle de Fleur). Le son est on : il est produit sur scène pendant la pièce par deux musiciens Antoine Arlot et GabFabingquiutilisent la guitare électrique, plusieurs percussions et l’informatique pour créer ce « tapis sonore ». On peut distinguer un ostinato qui semble rythmer le déclin de la mère et qui peut symboliser la monotonie des jours d’attente passés dans cet hôpital. Cet ensemble sonore étrange et déroutant semble représenter la mort, comme si la musique elle-même était défaillante. Ajoutons que des bruits sont utilisés pour rappeler que l’action se déroule dans un hôpital : signal sonore de l’électrocardiogramme marquant les battements du cœur, résonnance des talons comme si quelqu’un marchait dans uncouloir, bruits de la trotteuse d’une montre, symbole du temps qui passe… Ces sons si quotidien bousculent le lecteur qui se demande même s’ils font partie du spectacle ou non. La technique sonore, autant que pour accompagner le texte, est utilisée pour transformer la voix grâce à de micros qui confinent le son et donnent une idée presque de murmure ce qui souligne le caractère confidentiel, intime et personnel du dévoilement face à un proche qui est sur le point de décéder.
Ainsi Rewind, provisoirement est une réflexion sur la mort d’un être cher. Mais le texte et la mise en scène qui exploitent l’effet de distanciation évitent le pathétique qu’on pourrait alors attendre. Spectacle centré sur les relations fraternelles et filiales, la pièce de Benoît Fourchard présente un dévoilement de ses personnages qui pousse le spectateur à se remettre lui-même en question. J’ai trouvé cette pièce intéressante et originale. Intéressante car elle parlait d’un thème universel qui peut toucher chacun et originale car elle mélangeait plusieurs arts : musique et théâtre. J’ai particulièrement apprécié l’utilisation des bruits du quotidien. Malgré tout je n’ai pas été particulièrement touchée par ce spectacle, car le principe de la distanciation a créé une distance trop important entre moi et les personnages ; je préfère me prendre au jeu de l’illusion et me projeter dans les protagonistes. Peut-être que si ç’avait été des enfants qui étaient plongés dans une telle situation je me serais sentie plus concernée par Rewind, provisoirement.
Photos Jacky Joannes
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